LE MYTHE DE MENG, Su Tong

Publié le par zalo


Résumé
:
Dans la préfecture du Nuage-Bleu, au village des Pêchers, il est interdit de pleurer. Mais Binu Jian n’a jamais appris à cacher ses larmes. Tandis que les autres jeunes filles épousaient des gens du commerce ou des propriétaires terriens, le choix de Binu a dû s’arrêter sur l’orphelin Wan Quiliang. C’était un jeune homme beau, bon et honnête, mais qui n’avait pour toute possession que neuf mûriers, rien de plus. Un jour, de nombreux hommes du village des Pêchers disparaissent, dont Quiliang. Binu apprend qu’on l’a emmené très loin de là, au pied de la montagne de la Grande Hirondelle, pour travailler à la construction d’une gigantesque muraille. Parmi toutes les femmes du village, seule Binu s’inquiète de son mari, et elle décide de partir à sa recherche pour lui porter un manteau avant la venue de l’hiver. Guidée par son amour, Binu se lance dans un long périple, avec pour compagne et complice une grenouille aveugle. Le Mythe de Meng est le quatrième titre à paraître au Boréal dans la collection des « Mythes revisités », qui rassemble les plus grands noms de la fiction contemporaine.

Mon avis : Un mythe émouvant que je ne peux que vous conseiller !
L'histoire de cette pauvre Binu m'a touché, le monde dans lequel elle vie est plein de haine, de jalousie, de rancoeur. Elle seule garde une âme aimante, naïve qui la conduira à sa perte...
Certaines des critiques que j'ai pu lire déplorent que le style de Su Tong ne soit pas à la hauteur de ses autres publications : trop descriptif, trop languissant. Je trouve personnellement, que ce style descriptif est un bon choix de la part de Su Tong, en effet, il raconte l'histoire d'un mythe. Peut-être a-t-il voulu par-là ne pas faire obstacle à la transmition du mythe par un style trop original. De plus, il me semble que le style : simple ; colle parfaitement avec l'âme naïve de Binu.
L'atmosphère qui se dégage de ce mythe est à la fois poétique et inquiétante ; émouvante et frustrante. On passe dans de nombreuses émotions, souvent contradictoires.
Un bon livre n'est-il pas celui qui va nous faire ressentir de nombreuses émotions au fil des pages ? Si oui, alors celui-ci est sans nul doute un bon livre.

Edition lue : Flammarion (2009)

Impression de lecture :

Publié dans Romans chinois

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Silence 29/04/2014 00:13


Moi aussi j'ai aimé ce livre.


Voici un lien tres poetique qui illustre bien le propos


https://www.youtube.com/watch?v=kgIQtO65WJQ


(1983)