L'ASSOMMOIR, Emile Zola

Publié le par zalo

                       
Résumé
: La grandeur puis la décadence de Gervaise Macquart, blanchisseuse dans le quartier de la goutte d'Or, à Paris. Après avoir était abandonnée avec ses deux fils, Claude et Etienne, par son amant, Auguste Lantier, Gervaise épouse l'ouvrier zingueur Coupeau et parvient à conquérir bonheur et prospérité, concrétisés par la naissance de leur fille, Nana. Mais le destin la guette : victime d'un accident de travail, Coupeau s'est mis à boire, et le couple est entraîné progressivement vers la déchéance et la mort, sans la moindre compassion du voisinage.

   Mon avis : L'histoire de Gervaise est pour moi une des plus dures que Zola est écrit. Après avoir enfin atteint son rêve, Gervaise sombre irrémédiablement dans une déchéance progressive. Il me paraît impossible de ne pas être touché par les malheurs de cette pauvre blanchisseuse...
   Ce roman parle de ceux dont on ne parle pas assez : les couches sociales qui forment les "classes laborieuses" et qui pour la plupart, n'ont aucune autre solution que l'alcool pour oublier leurs malheurs...
   L'assommoir est un parfait exemple de la littérature naturaliste. Tout y est décrit minutieusement, le milieu dans lequel vit Gervaise modifie son caractère, ses penchants, son destin.
   Remplit d'émotions qui sont de plus en plus sombres au fil des pages, ce roman de Zola est une vraie réussite. 

   Citations : "Il n'aimait pas les corbeaux...Mais un mariage sans messe, on avait beau dire, ce n'était pas un mariage."

  
   "Je vais te démolir, numérote tes os."

  
   "
 
Ah bien ! Vous êtes innocents de vous attraper pour la politique !... En voilà une blague, la politique ! Est-ce que ça existe pour nous ?... On peut bien mettre ce qu’on voudra, un roi, un empereur, rien du tout, ça ne m’empêchera pas de gagner mes cinq francs, de manger et de dormir, pas vrai ?"
  
   "Le travail écrasant qui rapproche l’homme de la brute, le salaire insuffisant qui décourage et fait chercher l’oubli, achève d’emplir les cabarets et les maisons de tolérance. Oui, le peuple est ainsi, mais parce que la société le veut bien.
 

   Édition lue : Larousse (2001)

   Impression de lecture :

Publié dans Romans XIX siècle

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article